Ces guitaristes qui représentent Ernie Ball

Ernie Ball sonne comme le Rock’n’roll . Depuis 1962, il équipe les guitares des plus grands . Il fut en fait un visionnaire : lui qui au dire du compositeur britannique Mo Foster fut le premier industriel à remarquer, dans les années 1950, la tendance des guitaristes électriques à utiliser des cordes de banjo, plus fines et plus légères que les cordes habituelles, pour équiper leurs guitares, afin d’améliorer leur confort de jeu et la jouabilité de leurs instruments. Il développa ainsi les « slinky », cordes qui allaient devenir le produit phare de son entreprise. C’est lui aussi qui inventa en 1972 la première guitare basse acoustique moderne nommée « Earthwood ». La musique contemporaine lui doit donc beaucoup et les artistes aussi…

Les légendes du rock aiment Ernie Ball

Quel est le point commun entre des groupes comme les Rolling Stones, les Beattles, Métallica, Gun’s n Roses, ACDC, ou encore Aérosmith ? Leurs guitaristes sont devenus des légendes. Leurs noms sont connus: Keith Richards, Paul Mc Cartney, James Hetfield et Kirk Hammett, Slash, Angus Young, Joe Perry. Tous sont de grands représentants de la marque Ernie Ball et apprécient les prouesses que les cordes de la marque leur permettent de réaliser sur leurs instruments. Tous ces groupes sont d’ailleurs de grands adeptes du solo de guitare et n’hésitent pas à les mettre en scène que ce soit en concert ou dans leurs clips. Ces groupes appartiennent tous à l’ancienne génération du Rock’n’roll . Est-ce à dire que la nouvelle génération n’a pas suivi les pas de ses aînés ? Pas du tout…

La nouvelle génération des artistes aiment Ernie Ball

Les groupes de la nouvelle génération du Rock’n’roll ont suivi les traces de leurs aînés et c’est pour cette raison que des groupes comme Greenday, Muse, Maroon Five, Hoobastank, Alkaline Trio utilisent aussi des cordes Ernie Ball. Ils sont les témoins de la durabilité et de la qualité de l’innovation mise au point par cet industriel des années 1950 et dont le nom est aujourd’hui devenu celui de la plus grande marque de cordes de guitare.

Nouvelle génération d’artistes, nouvelle génération de cordes

Avec un jeu de plus en plus rapide et agressif, la marque propose des cordes de guitare électrique dans l’ère du temps, comme par exemple des cordes de guitare électrique gainée au titane, les célèbres Slinky Titanium et d’autres avec du Cobalt pour améliorer le temps de réponse !

Tous les artistes aiment Ernie Ball

Seuls les groupes de Rock’n’roll utiliseraient des cordes Ernie Ball ? Non. Eric Clapton s’en sert, Kid Rock, St Vincent et Wolf Alice aussi et, dans les faits, tous les artistes qui souhaitent pouvoir manipuler leur instrument préféré comme ils le souhaitent. C’est ce que permettent les cordes de guitare Ernie Ball.

Il est impossible de faire la liste de tous les artistes qui utilisent les cordes Ernie Ball, elle serait trop longue. En témoigne le mur d’artistes qui apparait sur le site web de la marque. Ces artistes sont appelés les Artistes d’Ernie Ball et le Blog de la marque vous permet de les découvrir, de voir lesquels sont les meilleurs à travers des vidéos, des articles. La marque organise même des concours auxquels participent bon nombre d’artistes passionnés par leurs instruments et leur utilisation et fait vivre de cette façon la musique actuelle.

Finalement, si les artistes représentent si bien la marque Ernie Ball c’est parce que cette marque a le souci de prendre grand soin d’eux.

CATHERINE RADOSA

Pour la Triennale de Vendôme, Catherine Radosa s’est immergée dans la réalité sociale de la ville en interrogeant quelques habitants, quelques adolescents sur leur rapport à l’amour, la sexualité et donc leur propre image. À partir de bandes sonores, elle a constitué une bande son où les paroles se mêlent, se répondent, s’entrelacent, formant ainsi un étonnant portrait collectif avec, ici et là, des singularités étonnantes. En occupant une maison ouverte près d’un des bras du Loir, elle réaffirme combien ce lieu de passage, ce rendez- vous amoureux pour adolescents, cet espace d’échange entre bandes, reste aussi un espace soudain habité par les traces des personnes qui y sont passées. Pour le Manège, elle présente J’aime, diaporama d’images en vis-à-vis d’une simple image photographique : Pollice Incerto. « J’ai voulu présenter un diaporama sur le geste commun du pouce levé, geste symbolique de l’expression ‘ j’aime’. La photo y répond avec un soupçon d’incertitude.» En contrepoint, elle publie chaque mois dans Le Petit Vendômois un document d’artiste (photo, témoignage, écrit) qui poursuit son enquête à Vendôme mais par d’autres moyens.

Parlez-moi d’amour, bande sonore dans l’espace public, 72mn, 2015
J’aime, vidéo, 2.30min, 2015
Pollice incerto, tirage argentique sur dibond, 90 x 60 cm, 2015
L’annonce, publication périodique dans Le Petit Vendômois, de mai à octobre 2015

RÉMI BOINOT

NÉ 25 03 1946. VIT ET TRAVAILLE À BLOIS (LOIR-ET-CHER)

L’ensemble d’œuvres présentées par Rémi Boinot se trouve regroupé sous le titre générique de Parmi les hommes, au beau milieu ­/Among mankind, dead in the middle. Dans cette installation complexe ou différentes symboliques se répondent, le thème général trouve sa source dans une vidéo réalisée par l’artiste à Java, sur l’île de Sulawesi. Il faut 
donc percevoir la vidéo comme une série de questions, questions symboliques que les animaux adressent aux hommes et que ceux)ci dans leur rapport intime à l’animalité leur renvoient. 
Dans ce processus de construction ou animaux, hommes et dieux dialoguent, le monolithe devient l’emblème d’un point de cristallisation sur l’antagonisme contemporain des cultures vernaculaires. Le pinceau d’où s’égoutte un liquide, l’œil du cochon noir, la pierre au sol qui diffuse 
le son du silence, sont autant de tentatives de localisations arbitraires et poétiques pour interroger les fondements anthropologiques de l’art de vivre des humains.

Parmi les hommes au beau milieu / Among mankind dead in the middle, installation, film 6.21mn en boucle, film Oeil, boucle vidéo, disque-écran, altuglas ; Pinceau suspendu, 94 cm, matière composite, crin de cheval, bac en métal, sciure, réservoir, dispositif de goutte à goutte ; Silence fossile, bombe volcanique 120 x 70 x 70 cm, casque audio, 2015. Avec le soutien de LCI pierres (Sargé-sur-Braye).

BAPTISTE BRÉVART & GUILLAUME ETTLINGER

Les costumes ondulés est un espace fantastique. De la collision entre une dérive américaine et la réalité du Berry est né un ensemble d’œuvres disparates : Une solution cadeau (céramique), La Mousse (sculpture en plâtre, bois et fourrures), Jackie (grenouille géante en résine), une série de dessins, de photographies ou de sérigraphies… Au final, leur espace devient un objet mêlant diverses pistes, comme pour mieux égarer le visiteur et le contraindre à abandonner ses modes habituels de lecture de la fiction. « Ces objets, racontent-ils, séquencent une nouvelle fiction en alambic, révélés par des indices pas toujours concordants, et dont les scènes sont parsemées d’une faune inquiète au panache dégradé. »

Les costumes ondulés, installation, 4 sculptures, matériaux divers, 2015 ; sérigraphie sur papier, 70 x 90 cm, 2015 ; 21 dessins, dimensions variables, 2014-2015 ; 3 photographies, dimensions variables, 2015

NILS GUADAGNIN

NÉ EN 1985, VIT ET TRAVAILLE À PARIS ET EN INDRE-ET-LOIRE

Si la première des deux vidéos que présente Nils Guadagnin propose des images presque abstraites de tempêtes filmées dans le grand Ouest américain, la seconde s’attarde en plans fixes sur une méduse évoluant dans un aquarium. Ce renvoi aux éléments naturels trouve un échos immédiat dans l’ensemble de « trois panneaux grillagés inspirés de ceux que l’on retrouve fréquemment aux États-Unis et sur lesquels sera disposé un ensemble de bâches plastiques recouvertes à la feuille d’aluminium comme des sortes de drapés argentés. Ce qui m’intéressait au départ était l’opposition formelle entre les bâches argentées, envisagées comme sculpture souple, et l’aspect solide et rectiligne des structures. Je me suis également tourné vers ce type de barrières spécifiques (parfois appelées Cyclone Fence) qui tissent un lien avec le travail vidéo sur les tornades lui-même réalisé aux États-Unis. » Les Versicolor mirror poursuivent cette exploration des matières à partir de plaques de titane polies, trempées dans un bain électrolytique qui leur donne un aspect irisé allant du bleu au jaune violet. « De façon générale, je souhaite au travers de cette installation et cet ensemble de pièces mettre en avant plusieurs sortes de changements et modifications matérielles qui valorisent – de façon paradoxale – la part insaisissable et immatérielle des phénomènes qu’elles révèlent.

Cyclone Fence, installation, sculpture en inox, grillage, aluminium sur bâche plastique, 2 x 1 x 2,5m chacune, 2015
Cyclic Matter, 2015, vidéo 3.30min, musique par Cédric Elisabeth

OLIVIER LEROI

Le merveilleux constitue pour Olivier Leroi le plus sûr moyen de nous entrainer sur sur notre territoire imaginaire. En intitulant son espace La Région centrale, titre d’une des œuvres majeures de l’artiste américain Michael Snow, Olivier Leroi affirme aussi une forme d’humour avec ce « cabinet curieux » comme il le définit lui-même. Alors que la vidéo de Snow de 1971 se voulait une célébration des espaces vierges tout autant qu’une interrogation sur la manière de documenter un paysage, les œuvres d’Olivier Leroi nous parlent de la relation complexe que nous entretenons aujourd’hui avec le monde. Que ce soit ses œuvres en bois, les œuvres en verre, les dessins fragiles ou apparaissent quelques animaux de nos forêts, sa dernière production en verre soufflé réalisée à Meisenthal où des plumes soigneusement découpées, les œuvres nous parle avec humour d’un monde à notre portée pour peu que la poésie appartienne encore un peu à nos vies.

La Région centrale, installation, sculptures en verre, sculptures en bois, plumes découpées, dessins, 1993-2015

MASSINISSA SELMANI

NÉ EN 1980 À ALGER, VIT ET TRAVAILLE À TOURS (INDRE-ET-LOIRE)

Aux brouillages des messages que nous recevons chaque jour de la part des médias, Massinissa Selmani répond par une forme d’engagement politique. Mais au lieu de dénoncer, de prendre ouvertement position, il préfère jouer avec les signes comme pour mieux en révéler les incohérences. Pour la Triennale de Vendôme, il puise dans la photographie de presse certains de ses sujets et images à l’exemple de ces poignées de main d’hommes politiques issus de divers pays. La gravité du sujet est ici contredite par la légèreté du dessin et la finesse du papier calque. D’autres dessins mettent en scène les mutations de notre quotidien, comme si plusieurs moments ou épisodes disparates du réel entraient en collision avec les scènes spectaculaires ou insolites issues des médias.

3 dessins, série des Métamorphes, graphite sur papier calque, dimensions variables, 2012-2015
Sans titre, série des Altérables, technique mixte, 30 x 24 cm, 2013
Dessin de la série Nube Azul, graphite sur papier Arche, 2015
Série de 3 dessins, 47 x 32 cm chaque, 2015
Merouane, tirage numérique sur papier, 60 x 115 cm, 2009
Iran Cartoon, image fixe sur écran, 2010-2015
Poles apart, animation, 50s en boucle, 2015

KARINE BONNEVAL

NÉE À LA ROCHELLE, VIT ET TRAVAILLE À JALOGNES (CHER)

Il faut percevoir Makarka de Karine Bonneval comme un cheminement autant physique que mental qui renvoie à la terre, aux éléments qui nous nourrissent. En colorant le sucre, en lui donnant cette forme propre à certaines cultures africaines, l’artiste convoque un vocabulaire primitif comme en atteste le titre tiré du créole de la Réunion. Mais ce sucre, c’est également celui de « l’or blanc », ces esclaves qui sous Napoléon assuraient la production du sucre de cane. Cuits à 120°, le sucre noir et pailleté devient ici des sortes de totems menaçants, tuméfiés, suintants, comme autant de figures d’une communauté de suppliciés, symboles des anciens esclaves qui, autrefois, assuraient la fortune de villes négrières telles Bordeaux ou Nantes. Au musée, Karine Bonneval investit les salles d’ethnologie avec une fausse tenue d’explorateur et un costume de Wilder man (l’homme sauvage). « Elles sont des sculptures qui se présentent comme des carapaces de camouflage pour explorer les zones « naturelles » les plus communes, c’est-à-dire un paysage transformé et exploité par l’homme. Elles nous montrent aussi que la nature est un espace imaginaire, un fantasme culturel, qui garde encore aujourd’hui un potentiel de croyances et de craintes dont aucun système de référence ne peut s’abstraire complètement. »

Makarka,  22 pains de sucre. Environ 70 cm de hauteur, diamètre 38 cm. 30 kg chaque, 2015
Cape, feutre technique, piquants d’oursin, crayon, lunettes plastique, bois et feutre, 150 x 68 x 71 cm, 2011
Wilder man. Cheveux synthétiques, tunique coton et feuilles artificielles en tissus. 190 x 40 x 80 cm, 2012

BERNARD CALET

NÉ EN 1958 À CHARENTON, VIT ET TRAVAILLE À TOURS (INDRE-ET-LOIRE)

Si le pavillon joue dans l’imaginaire collectif français un rôle prépondérant, Bernard Calet avec Situation, aller dans le décor en perturbe totalement le symbolisme. Réduit à une ruine par anticipation, exposant jusqu’à l’absurde ses caractéristiques spatiales, le pavillon devient ici une sorte de décor factice perturbé par un son obsédant (bruitage et échos d’un hélicoptère). Quant au paysage fantôme qui l’entoure, il réaffirme que nous sommes bien face à un décor pour une fiction à venir. En utilisant la peinture verte qui sert habituellement aux plateaux de télévision pour réaliser les incrustations, Bernard Calet réaffirme combien il crée une tension, de mise à l’épreuve de ces objets les uns par rapport aux autres. Avec un paysage qui devient habitation et une habitation qui se transforme en une forme épurée de paysage, nait le sentiment d’un monde désenchanté, d’un monde où le simulacre, le virtuel, la normalisation des modes de vie, ont remplacé l’expérience singulière de la vie.

Situation, Aller dans le décor, rails placoplâtre, panneaux phoniques, panneaux MDF, mousse pyramide anthracite, peinture d’incrustation verte, dispositif sonore, 10 x 8 x 2,5m, 2013-2015

SANJIN COSABIC

Pour la Triennale de Vendôme, l’artiste a imaginé un nouveau cycle de peintures qui joue avec les possibilités du visible. Ce « pavillon » intitulé  Tout est dans tout–Convergence Hologramme, doit se percevoir comme une mise en abyme sophistiquée. Au premier abord, chacune des sept peintures présente un simple motif, souvent un portrait. 
Mais, sous un éclairage soudainement perturbé, la toile révèle d’autres compositions, souvent des constellations ou des visions du cosmos. Techniquement, sur un fond brossé dans la plus pure tradition à la peinture à l’huile, l’artiste juxtapose d’autres images à la peinture UV, la peinture phosphorescente puis la peinture thermochromique. Contempler ces peintures nécessite donc du temps, le temps habituel de la vision mais aussi celui nécessaire pour que le cycle d’éclairage alterné entre lumière naturel et lumière UV révèle le feuilletage de motifs. Les visiteurs les plus patients attendront le soir pour voir émerger un nouveau et dernier motif que seule la nuit et les ténèbres permettent de voir.

Ensemble de 6 peintures de la série le sixième Secret, peinture à l’huile, peinture UV, peinture phosphorescente, peinture thermochromique sur toile ; Lustre, lumière UV, 2015